Forum de Yaoundé : la structuration de la société civile d’Afrique centrale en marche

Pour  rompre avec la marginalisation de la société civile dans les processus décisionnels par les gouvernements au niveau local et national et les institutions au niveau régional d’une part et d’autre part Montrer la capacité de la société civile de venir voir les institutions régionales comme la CEEAC, la CEMAC ou la CIRGL et leur dire que nous avons une idée dans le règlement des conflits, dans la gouvernance, dans l’intégration économique  régionale ; nous avons une idée pour changer le développement durable et voici cette idée est celle-ci et enfin Augmenter l’impact politique de la société civile régionale pour mieux jouer le rôle de: - Porte-parole de la population, -Force de proposition et – Acteur de concertation,

Le REPONGAC a entrepris le processus de la structuration de la société civile en Afrique Centrale sur base d’une approche inclusive et participative de tous les réseaux régionaux des OSC d’Afrique Centrale. Ce processus a obéit à une démarche structurée et logique qui a commencé avec l’identification d’autres réseaux régionaux opérationnels dans plus d’un pays d’Afrique Centrale. les réseaux ainsi identifiés ont mis en place,  un comité de pilotage chargé de gérer le processus avant de solliciter une audience auprès du Secrétaire Général de la CEEAC pour lui faire part de la volonté de ces réseaux de se structurer et de devenir l’interface auprès de l’institution  régional.

Le 17 Novembre 2015, ces réseaux ont procédé au lancement  du Forum régional des OSC d’Afrique Centrale à Libreville capitale de la République Gabonaise. Ce processus a abouti à l’organisation le 28 et le 29 Juin 2016 à Yaoundé-Cameroun du Forum régional qui a regroupé les représentants des réseaux suivants venant de tous les membres de la CEEAC. Il s’agit de :

  1. Réseau des plates-formes d’ONG d’Afrique centrale en sigle REPONGAC ;
  2. Plateforme régionale des organisations paysannes d’Afrique Centrale »PROPAC »
  3. Réseau des Femmes Actives de la CEMAC »REFAC » ;
  4. L’union  des syndicats des professionnels de la presse d’Afrique Centrale USYPAC
  5. Ligue des droits de la personne dans la région des grands lacs « LDGL » ;
  6.  Réseau d’action sur les armes  légères en Afrique Centrale »RASALAC » ;
  7. Forum des responsables des medias d’Afrique Centrale »FREMAC » ;
  8. Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion des écosystèmes d’Afrique Centrale. REPALEAC

A l’issue des travaux, les principales recommandations des participants sont les suivantes :

  1. l’application des principes de Busan  sur les principes et le rôle de la société civile comme partenaire au développement, et sur la coordination, l’harmonisation, la complémentarité des acteurs, des bailleurs de fonds et des Etats dans la réduction de la pauvreté et le développement des nations ;
  2. L’appel à plus d’initiatives et de prise en compte de la société civile dans les programmes et actions de la CEEAC comme partenaire efficace de terrain pour le maintien de la paix et la prévention des conflits
  3. l’accélération du processus d’intégration régionale conformément aux recommandations des Sommets des Chefs de l’Etat de la CEMAC et de la CEEAC ;
  4. En  plus,  dans le cadre de la reforme de la CEEAC, en raison de sa diversité,  de sa représentativité et  de sa pluralité de domaines de compétences, la formalisation du cadre de collaboration entre la CEEAC et les OSC pouvant permettre de rattacher la cellule de la société civile au cabinet du Secrétariat Général de la CEEAC vu son caractère transversale ;
  5.  la participation et l’implication des organisations de la société civile lors des commissions consultatives de la CEEAC ;
  6. la prise en compte par la CEEAC de la participation des organisations de la société civile dans l’élaboration des plans d’actions, les budgets et l’élaboration du programme indicatif régional (PIR) ;
  7. l’appel à une plus grande justice sociale, à une plus grande équité et à une meilleure répartition des richesses des Etats au profit des populations et non à l’enrichissement exclusif des gouvernants et des multinationales ;
  8. Enfin, le renforcement des capacités des organisations de la société civile pour les rendre plus professionnelles, plus efficaces et percutantes pour le développement durable des nations et de la sous région.

 

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